Une étude conduite par le Pr Giraud de l’hôpital HEGP (AP-HP) confirme le lien entre une calvitie précoce et le risque de développer un cancer de la prostate. (18/02/2011)
Cette étude, menée en 2010 auprès de 669 hommes à l’HEGP, à l’Institut Claudius Regaud de Toulouse et à l’Institut Curie Paris permet d’évaluer l’impact d’une calvitie précoce androgénique sur l’incidence du cancer de la prostate.
Selon l’article, les hommes qui ont commencé à perdre leurs cheveux à 20 ans selon un schéma bien précis auraient deux fois plus de risque de développer plus tard un cancer de la prostate. Cependant, l’étude ne rapporte pas de lien direct entre une calvitie précoce et un diagnostic de cancer plus précoce ni plus agressif.
Par ces résultats, le Pr Giraud souhaite souligner, si ces résultats sont confirmés, l’intérêt de mieux déterminer les critères définissant une population d’hommes à risque et ainsi de pouvoir proposer un dépistage individuel ciblé, « plus intéressant en termes de santé publique ». Il ne s’agit donc pas de dire aux hommes de 20 ans qui débuteraient une calvitie qu’ils vont avoir un cancer de la prostate, mais bien de pouvoir leur conseiller une surveillance plus étroite et spécifique à partir de la quarantaine.
Article extrait de Sciences et Avenir du 18/02/2011